Week-end commun des LMC avec les pères Günther et Hubert pour la préparation de la rencontre nationale des catholiques à Würzburg
Du 27 février au 1er mars, dans la maison des Missionnaires Comboniens à Nuremberg, nous avons travaillé sur le thème de la rencontre nationale des catholiques « AYEZ DU COURAGE ! LEVEZ-VOUS ! ».
Vendredi et samedi, nous avons travaillé à la préparation concrète en termes d’organisation et de contenu autour du pavillon de la Famille Combonienne. Nous avons reçu de nos amis de la Famille Combonienne mondiale des déclarations sur la question : Qu’est-ce qui me donne la force de me lever (toujours) ? Celles-ci doivent être visibles sur le stand, tout comme la spiritualité, l’engagement et les projets de la Famille Combonienne. La poupée « Danielle », fabriquée à la main par Brigitte, doit inciter les passants à réfléchir à ce qui leur donne la force de se lever – peut-être pourrons-nous ainsi entrer en contact avec eux.
Pour les familles avec de jeunes enfants, un petit livret a été créé avec des suggestions sur la manière dont la famille peut suivre le chemin avec Jésus.
Ce fut un week-end de travail constructif et créatif. Nous attendons avec impatience les journées à Würzburg et espérons des rencontres fructueuses.
Lors de la célébration eucharistique finale dimanche, nous avons échangé en détail nos idées sur le passage biblique de l’Évangile de Marc (Mc 10,46-52) qui est à l’origine du thème.
Cette année, la retraite de Carême des LMC m’a donné l’occasion de revisiter et d’approfondir l’alliance de Dieu avec moi et avec nous.
Avec Sa grâce, j’ai pu me rappeler des vérités plus ou moins évidentes et en découvrir d’autres plus subtiles, mais aussi plus révélatrices.
Quelle est l’étendue de cette alliance ?
Pour commencer la « conversation », Dieu m’a rappelé que son alliance est éternelle.
Mais il m’a aussi révélé que cette éternité ne se limite pas à « mon éternité », mais qu’elle se prolonge et s’étend à tous ceux qui habitent « ma maison » (cf. Gn 17,7), c’est-à-dire à toutes les vies qui croisent la mienne d’une manière ou d’une autre, en particulier celles qui me sont les plus proches.
Seigneur, je traverse ma vie dans la paume de Tes mains, distrait, diverti par ce qui m’éloigne de Toi, oublieux de l’Alliance éternelle que Tu as conclue et que Tu conclus toujours avec moi et les miens.
Comme je suis aveugle !
Comment est-il possible de ne pas Te voir clairement dans chaque rencontre avec les autres, en particulier ceux qui me sont les plus proches ?
À chaque rencontre, mon cœur devrait exulter : « Courage ! Allons ensemble au Ciel ! »
Comme le disait (en substance) Sainte Edith Stein : « Seigneur, tu ne cesses de me sortir du néant que je suis, pour emmener toute « ma maison » vers Toi qui es Tout ! »
Quelle joie que Tu me veuilles tout entier, avec tous ceux qui font partie de mon histoire, tous, tous, tous, aussi ténue que soit leur présence dans ma vie !
Et quelle joie de savoir que Tu me trouves et me désires aussi, à travers ma présence (même très ténue) dans la vie de tant de personnes avec lesquelles Tu établis également Ton Alliance éternelle !
Quelle est notre part dans cette Alliance ?
Dieu a dit :
– Écoute, Israël ! (Cf. Dt 6, 4)
– Écoute, Adam ! (Cf. Gn 3, 9)
– Où es-tu ?
– Sors du bosquet du jardin où tu te caches de Ma Voix aimante.
Voici que j’ai fait une tunique (cf. Gn 3, 22) pour protéger ton cœur du froid que ton éloignement engendre en toi (et en Moi).
Voici que je t’ai habillé et que je te l’ai imposée, parce que Je t’aime et que Je ne veux pas te perdre.
Cette tunique est Ma Loi, c’est le SHEMÁ (Dt 6, 4-11).
Recours à tout ton cœur, à toute ton âme, à toute ta force pour la garder.
Telle est Mon Alliance. Si tu marches en elle, tu seras heureux, toi et ta maison !
Quelles garanties avons-nous que l’Alliance ne sera pas rompue ?
Le simple fait que Dieu ait déclaré à Noé l’éternité de Son Alliance avec nous serait plus que suffisant.
Mais Dieu a réitéré cette réalité à maintes reprises tout au long de l’histoire du Salut, malgré les infidélités successives de l’humanité.
Comme si cela ne suffisait pas, dans la plénitude des temps, il a livré son propre Fils pour payer notre rançon.
Jésus a été cloué sur la croix, sans aucune possibilité de fuite ou de retraite. Dieu a tout donné pour moi, pour les miens, pour nous tous !
L’Alliance éternelle, d’amour incommensurable et infini, n’est qu’à la distance de notre oui.
Que Dieu, par l’intercession de Marie, de tout le Ciel et de nos frères sur terre, nous aide à baisser la garde et à accepter ses desseins de vie éternelle et heureuse !
Je remercie de tout cœur notre sœur, Sœur Fátima Frade, pour tout le travail qu’elle a accompli dans la préparation de la retraite.
Je remercie également les Sœurs Thérésiennes pour la gentillesse et l’hospitalité avec lesquelles elles nous ont une fois de plus accueillis dans leur maison de Fátima.
Je souhaite à tous un saint Carême en vue de la Pâque du Seigneur.
Le 19 février restera dans les mémoires comme une journée spéciale dans l’histoire de notre communauté missionnaire.
Ce jour-là, Neema Makori, première laïque missionnaire combonienne kenyane, est partie pour une mission de trois ans en République centrafricaine. Cet événement revêt une signification particulière : il témoigne de la croissance et de la maturité de la vocation missionnaire des laïcs au Kenya, et constitue un magnifique témoignage de courage, de foi et de disponibilité à servir les plus défavorisés.
Le départ d’un missionnaire n’est pas seulement un voyage vers un autre pays. C’est une réponse à l’appel du cœur, une décision de partager la vie de la communauté locale, d’être proche des gens dans leurs joies et leurs difficultés quotidiennes. Ces trois années de service seront l’occasion de nouer des relations, d’apprendre une nouvelle culture et une nouvelle langue, et de grandir ensemble dans la foi.
Avant son départ, Neema a reçu les adieux du père Maciek, des Laïcs Missionnaires Comboniens et des membres de sa famille proche. Ce fut un moment chargé d’émotion, de prière et de gratitude. Ensemble, ils ont confié son voyage à Dieu, demandant les grâces, la force, la santé et la paix du cœur nécessaires tout au long de sa mission.
Nous sommes fiers et reconnaissants de son témoignage. Que ce nouveau chapitre soit une période riche en fruits, en enrichissement mutuel et en expérience profonde de la présence de Dieu chaque jour.
Neema, nous sommes avec toi dans nos cœurs et dans nos prières !
Écouter et jeûner. Le Carême comme temps de conversion
Chers frères et sœurs !
Le Carême est le temps où l’Église, avec une sollicitude maternelle, nous invite à remettre le mystère de Dieu au centre de notre vie, afin que notre foi retrouve son élan et que notre cœur ne se disperse pas entre les inquiétudes et les distractions quotidiennes.
Tout cheminement de conversion commence lorsque nous nous laissons rejoindre par la Parole et que nous l’accueillons avec docilité d’esprit. Il existe donc un lien entre le don de la Parole de Dieu, l’espace d’hospitalité que nous lui offrons et la transformation qu’elle opère. C’est pourquoi le cheminement du Carême devient une occasion propice pour prêter l’oreille à la voix du Seigneur et renouveler la décision de suivre le Christ, en parcourant avec Lui le chemin qui monte à Jérusalem où s’accomplit le mystère de sa passion, de sa mort et de sa résurrection.
Écouter
Cette année, je voudrais attirer l’attention, en premier lieu, sur l’importance de laisser place à la Parole à travers l’écoute, car la disposition à écouter est le premier signe par lequel se manifeste le désir d’entrer en relation avec l’autre.
Dieu Lui-même, se révélant à Moïse depuis le buisson ardent, montre que l’écoute est un trait distinctif de son être : « J’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu ses cris » (Ex 3, 7). L’écoute du cri de l’opprimé est le début d’une histoire de libération dans laquelle le Seigneur implique également Moïse, en l’envoyant ouvrir une voie de salut à ses enfants réduits en esclavage.
Un Dieu engageant nous rejoint aujourd’hui aussi avec des pensées qui font vibrer son cœur. Pour cela, l’écoute de la Parole dans la liturgie nous éduque à une écoute plus authentique de la réalité : parmi les nombreuses voix qui traversent notre vie personnelle et sociale, les Saintes Écritures nous rendent capables de reconnaître celle qui s’élève de la souffrance et de l’injustice, afin qu’elle ne reste pas sans réponse. Entrer dans cette disposition intérieure de réceptivité c’est se laisser instruire aujourd’hui par Dieu à écouter comme Lui, jusqu’à reconnaître que « la condition des pauvres est un cri qui, dans l’histoire de l’humanité, interpelle constamment notre vie, nos sociétés, nos systèmes politiques et économiques et, enfin et surtout, l’Église ».[1]
Jeûner
Si le Carême est un temps d’écoute, le jeûne constitue une pratique concrète qui dispose à l’accueil de la Parole de Dieu. L’abstinence de nourriture est, en effet, un exercice ascétique très ancien et irremplaçable dans le chemin de conversion. Précisément parce qu’il implique le corps, il rend plus évident ce dont nous avons “faim” et ce que nous considérons comme essentiel à notre subsistance. Il sert donc à discerner et à ordonner les “appétits”, à maintenir vigilant la faim et la soif de justice en les soustrayant à la résignation, en les éduquant pour qu’ils deviennent prière et responsabilité envers le prochain.
Saint Augustin, avec finesse spirituelle, laisse entrevoir la tension entre le temps présent et l’accomplissement futur qui traverse cette garde du cœur, lorsqu’il observe que : « Au cours de la vie terrestre, il appartient aux hommes d’avoir faim et soif de justice, mais en être rassasiés appartient à l’autre vie. Les anges se rassasient de ce pain, de cette nourriture. Les hommes, en revanche, en ont faim, ils sont tous tendus vers le désir de celui-ci. Cette tension dans le désir dilate l’âme, augmente sa capacité ».[2] Le jeûne, compris dans ce sens, nous permet non seulement de discipliner le désir, de le purifier et de le rendre plus libre, mais aussi de l’élargir de manière à ce qu’il se tourne vers Dieu et s’oriente à accomplir le bien.
Cependant, pour que le jeûne conserve sa vérité évangélique et échappe à la tentation d’enorgueillir le cœur, il doit toujours être vécu dans la foi et l’humilité. Cela exige de rester enraciné dans la communion avec le Seigneur parce que « personne ne jeûne vraiment s’il ne sait pas se nourrir de la Parole de Dieu ».[3] En tant que signe visible de notre engagement intérieur à nous soustraire, avec le soutien de la grâce, au péché et au mal, le jeûne doit également inclure d’autres formes de privation visant à nous faire acquérir un mode de vie plus sobre, car « c’est l’austérité seule qui rend authentique et forte notre vie chrétienne ».[4]
Je voudrais donc vous inviter à une forme d’abstention très concrète et souvent peu appréciée, celle des paroles qui heurtent et blessent le prochain. Commençons par désarmer le langage en renonçant aux mots tranchants, aux jugements hâtifs, à médire de qui est absent et ne peut se défendre, aux calomnies. Efforçons-nous plutôt d’apprendre à mesurer nos paroles et à cultiver la gentillesse : au sein de la famille, entre amis, dans les lieux de travail, sur les réseaux sociaux, dans les débats politiques, dans les moyens de communication, dans les communautés chrétiennes. Alors, nombre de paroles de haine laisseront place à des paroles d’espoir et de paix.
Ensemble
Enfin, le Carême met en évidence la dimension communautaire de l’écoute de la Parole et de la pratique du jeûne. L’Écriture souligne également cet aspect de nombreuses façons. Par exemple, lorsqu’elle raconte, dans le livre de Néhémie, que le peuple se rassembla pour écouter la lecture publique du livre de la Loi et, pratiquant le jeûne, se disposa à la confession de foi et à l’adoration afin de renouveler l’alliance avec Dieu (cf. Ne 9, 1-3).
De même, nos paroisses, les familles, les groupes ecclésiaux et les communautés religieuses sont appelés à accomplir pendant le Carême un cheminement commun dans lequel l’écoute de la Parole de Dieu, tout comme celle du cri des pauvres et de la terre, devienne une forme de vie commune et dans lequel le jeûne soutienne une authentique repentance. Dans cette perspective, la conversion concerne, outre la conscience de chacun, le style des relations, la qualité du dialogue, la capacité à se laisser interroger par la réalité et à reconnaître ce qui oriente véritablement le désir, tant dans nos communautés ecclésiales que dans l’humanité assoiffée de justice et de réconciliation.
Biens aimés, demandons la grâce d’un Carême qui rende notre oreille plus attentive à Dieu et aux plus démunis. Demandons la force d’un jeûne qui passe aussi par la langue, afin que diminuent les paroles qui blessent et que grandisse l’espace pour la voix de l’autre. Et faisons en sorte que nos communautés deviennent des lieux où le cri de ceux qui souffrent soit accueilli et où l’écoute engendre des chemins de libération, nous rendant plus prompts et plus diligents à contribuer à l’édification de la civilisation de l’amour.
Je vous bénis de tout cœur ainsi que votre cheminement de Carême.
Du Vatican, le 5 février 2026, mémoire de sainte Agathe, vierge et martyre.
Une initiative du Collectif Edvard Dantas, de Justiça nos Trilhos (JnT) et des habitants de la zone de réinstallation réaffirme l’engagement en faveur de la mémoire, de la justice environnementale et de l’avenir du territoire.
Entre les mains qui sèment, il y a des souvenirs, du courage, de l’engagement. Photo : Collectif Edvard Dantas
Le 23 janvier 2020, Açailândia (MA) faisait ses adieux à Edvard Dantas Cardeal, l’un des principaux leaders de la lutte pour la réinstallation de la communauté touchée par la pollution industrielle dans la municipalité. Six ans plus tard, sa mémoire continue de mobiliser le territoire qu’il a contribué à construire.
Le samedi 24 janvier au matin, les habitants ont participé à une plantation collective sur la place du réinstallation Piquiá da Conquista. L’activité a été organisée par le Collectif Edvard Dantas, par Justiça nos Trilhos (JnT) et par la communauté elle-même, et marque le début d’un programme permanent de reboisement du quartier.
Cette action s’inscrit dans le cadre d’un projet plus large de renforcement environnemental du territoire, qui souffre encore d’un manque important d’espaces verts.
« Ce fut un moment spécial pour la communauté. Nous avons commencé la première d’une longue série de plantations et avons choisi cette date car elle renforce l’importance de la lutte et maintient vivante la mémoire de M. Edvard Dantas Cardeal, qui a joué un rôle fondamental dans la conquête de ce quartier. Notre objectif est de faire de Piquiá da Conquista le quartier le plus arboré d’Açailândia », a déclaré João Paulo, éducateur populaire de Justiça nos Trilhos et membre du collectif Edvard Dantas.
La réinstallation de Piquiá da Conquista est le résultat d’années de mobilisation contre les impacts socio-environnementaux subis dans l’ancien quartier de Piquiá de Baixo. La construction du nouveau territoire a représenté une victoire historique pour l’organisation communautaire. Aujourd’hui, la consolidation d’un espace sain et équilibré sur le plan environnemental constitue un défi permanent.
Pour Antônia Flávia Nascimento, habitante du quartier et membre du Collectif Edvard Dantas, la plantation a une dimension symbolique et pratique.
« Cette activité n’a pas seulement l’importance de faire revivre l’histoire de M. Edvard, qui a lancé ce processus et a beaucoup contribué à sa réalisation. Elle a l’importance de reboiser, d’apporter de la vie. Nous dépendons de l’oxygène que produisent les arbres et ici, à Piquiá da Conquista, il y a un manque criant d’arbres », a-t-elle déclaré.
Antônia a également souligné la participation des enfants à l’activité comme un élément stratégique pour la construction d’un sentiment d’appartenance et d’une conscience environnementale.
La justice environnementale commence sur le sol que nous foulons. Photo : Collectif Edvard Dantas
« Souvent, pour eux, il s’agit simplement de mettre les mains dans la terre. Mais lorsqu’ils suivent la croissance des arbres et disent « j’ai planté », ils comprennent qu’ils font partie de cette construction. Planter un arbre, c’est planter la vie. »
En associant mémoire, mobilisation communautaire et restauration environnementale, la plantation collective réaffirme l’identité politique de Piquiá da Conquista. Un territoire né de la résistance continue d’organiser le présent pour garantir l’avenir.
Este sitio web utiliza cookies para mejorar su experiencia. Si continúa navegando consideramos que acepta el uso de cookies, pero puede optar por lo contrario si lo desea.
This website uses cookies to improve your experience. If you continue to browse we consider you accept the use of cookies, but you can opt-out if you wish. Acepto Puede obtener más información - You may have more information here
Politica y privacidad de Cookies - Privacy & Cookies Policy
Privacy Overview
This website uses cookies to improve your experience while you navigate through the website. Out of these, the cookies that are categorized as necessary are stored on your browser as they are essential for the working of basic functionalities of the website. We also use third-party cookies that help us analyze and understand how you use this website. These cookies will be stored in your browser only with your consent. You also have the option to opt-out of these cookies. But opting out of some of these cookies may affect your browsing experience.
Necessary cookies are absolutely essential for the website to function properly. This category only includes cookies that ensures basic functionalities and security features of the website. These cookies do not store any personal information.
Any cookies that may not be particularly necessary for the website to function and is used specifically to collect user personal data via analytics, ads, other embedded contents are termed as non-necessary cookies. It is mandatory to procure user consent prior to running these cookies on your website.