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Justice, Paix et Intégrité de la Création

Nouvelles de Kinshasa

Congo

Bonsoir,

Je voudrais partager avec vous  le réveillon que nous avons eu en République démocratique du Congo.

Le jeudi 28 Décembre de Comité des laïcs de coordination Catholique en RDC à confirmer que le 31 décembre 2017, aura lieux une marche pacifique pour protester contre le pouvoir en place.

Ainsi la matinée du dimanche 31 décembre 2017 Dans notre paroisse St Michel qui se trouve dans la commune de bandalungwa, à Kinshasa  en RDC, nous avons participé à la messe de 06h30, la première messe. Aux alentours de 07h30 nous avons entendus un bruit assourdissant dans l’enclot de la paroisse dans l’espace d’une minute, des bombes lacrymogène se sont mis à exploser à l’intérieur de l’église. Ca explosé de partout les militaires s’étaient introduit dans la parcelle paroissiale  et nous bombardé  à l’intérieur. Puis ils se sont mis devant les deux sorties principales  de l’église et ont ouvert le feu à bal réel,  nous sommes resté prêt de 30 min piégé dans l’église, les prêtres aidés les gens en les faisant sortir par la sacristie, une fois dans la cure nous avons mis de l’eau et margarine sur nos yeux  puis ont conduit les urgences à l’hôpital.

30 min après le prêtre a continué la messe avec ceux qui étaient moins touchés. Nous avons fini  à 10 h puis avons commencé malgré tout notre marche.

Il y avait plusieurs barrages et à chaque barrage nous étions brutalisé, les militaires tirés des coups de feux pour tenter de nous éparpiller,  à chaque fois que les militaires s’approcher nous nous mettions à genoux certain face contre terre c’était les directives donner, puis ils essayé d’enlever des personnes, ou fouetter les jeunes, alors on entouré  la personne pour que les militaires ne partent avec. Dieu merci chez nous il n’y a pas eu d’enlèvement mais ailleurs si.

Ils se mettaient à insulter l’église, le pape mais surtout le Cardinal, nous avons répondus en chantons des quantiques à la vierge Marie, alors ils se sont mis à nous bombarder avec des bombes lacrymogènes le choc était terrible car ils se tenaient a moins de 2 m de nous et nous étions une foule de toutes âges confondus, les gens tombés, se blessés, étaient fouettés et brutalisés.

Le prêtre est resté debout  tenant la croix en main faisant le magnificat, une fois fini nous avons fait demis tour avec lui jusqu’à la paroisse St Charles lwanga ou nous avons clôturé la marche vers 13h00.

La journée est resté timide et froide, il y avait des militaires partout et aucun mouvement tout était fermé, il y a eu une timide circulation vers 18h et ensuite 22h00 il a plu jusqu’au petit matin.

Il y avait plusieurs blessés, j’étais moi-même touché aux jambes, Dieu merci ça commence à aller mais je suis encore en repos médicale.

Merci de prier pour nous et tous les pays en difficultés.

Congo

Les manifestants devant la police le 31/12/2017 à Kinshasa lors de la marche initiée par le Comité laïc de coordination (CLC). Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Accaparement de terres et la promotion de la bonne gouvernance en Afrique

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L’accaparement de terres et la bonne gouvernance sont débattus dans le cadre d’une conférence panafricaine exceptionnelle commençant aujourd’hui, à quelque jours de la visite du Pape en Afrique

La conférence offrira notamment un état des lieux de l’accaparement de terres en Afrique, des études de cas de résistances contre l’accaparement de terre ainsi que les réponses apportées par l’Église et son engagement croissant sur cette problématique.

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Terrain de la communauté Gassol qui ont été alloués à Dominion Farms au Nigeria. Photo par CEED

L’accaparement de terres est un problème frappant l’ensemble de l’Afrique et qui requiert une sérieuse attention au vu de son impact négatif sur la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des communautés affectées. L’accaparement de terres est déjà responsable de l’éviction de leurs terres de centaines de milliers de personnes, les coupants des ressources naturelles dont ils dépendaient et menaçant leur moyens de subsistance.

L’accaparement de terres et la gouvernance sont des problématiques qui constituent de réelles menaces pour la souveraineté alimentaire. Celle-ci seront au centre des discussions tout au long de la conférence « accaparement de terres et la promotion de la bonne gouvernance en Afrique » qui s’ouvre aujourd’hui à Nairobi, Kenya. Celle-ci est organisée par SCEAM (Symposium des conférences épiscopales d’Afrique et Madagascar) avec la collaboration d’AEFJN (Africa Europe Faith and Justice Network), AFJN (Africa Faith & Justice Network) ainsi que de la CIDSE (alliance internationale d’agences de développement catholiques). Cet événement rassemblera environs 150 participants d’Afrique et du monde entier, y compris de nombreuses personnes impliquées dans la lute contre l’accaparement de terres.

L’accaparement de terres est souvent décrit comme l’acquisition par des multinationales, des gouvernements ou des individus de grandes surfaces de terre dans des pays en voie de développement. Suite à la crise alimentaire de 2008, ce type de transactions a fortement augmenté, cette dernière ayant incité les investisseurs à s’intéresser aux potentielles transactions foncières qu’ils pouvaient réaliser dans les pays du sud – et particulièrement en Afrique – en vue d’y produire des aliments et des agrocarburants destinés à l’export et au marché international. De grandes superficies de terres ont aussi été achetées à des fins spéculatives.

Parmi les études de cas qui seront présentées durant la conférence on compte celle de Senhuile SA – un projet Italien – qui a loué 20.000 hectares de terres de la réserve de Ndiaël au Sénégal. Ces terres étaient utilises depuis des décennies par une quarantaine de villages de la région. Depuis les villageois sont en conflit continu avec l’entreprise et désirent voir ce projet annulé. Le cas d’agriculteurs Nigérians et Kenyans qui se sont vus forcés de quitter les terres qu’ils occupaient depuis de nombreuses générations afin que la compagnie américaine Dominion Farms y développe des rizières sera aussi discuté. D’autres cas impliquant les investissements fonciers de Bolloré en Cote d’Ivoire, au Cameroun au Liberia ainsi qu’au Sierra Leone de même que des cas issus du Mozambique, de la République démocratique du Congo seront aussi abordés.

landgrabCette conférence se tient quelques jour savant la visite du Pape Francois au Kenya, en Ouganda et en République Centrafricaine. Le Pape a déjà partagé sa grande préoccupation au sujet de l’accaparement des terres. Dans un discours prononcé à Rome en Juin 2015 devant l’organisation des Nations-Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), le Pape François a affirmé que « l’accaparement des terres cultivables par des entreprises transnationales et par des États est une cause croissante de préoccupation. Non seulement les agriculteurs sont privés d’un bien essentiel, mais en outre la souveraineté des pays est directement atteint ». Le Saint-Père a également souligné le fait qu’il existe déjà de « nombreuses les régions où les denrées alimentaires qui sont produites vont à des pays étrangers et où la population locale s’appauvrit doublement car elle n’a ni nourriture ni terres ».

Les dangers de l’accaparement de terre ont également été exposés dans l’encyclique du Pape « Laudato Si ». Dans celle-ci le Pape y dénonce une approche du foncier basée sur l’exploitation tout en rappelant que « pour les populations indigènes, la terre n’est pas un bien économique mais un don de Dieu et de ses ancêtres qui y reposent, un espace sacré avec lequel elles doivent interagir pour soutenir leur identité et leurs valeurs. Quand elles restent sur leurs territoires, ce sont précisément elles qui les préservent le mieux. Néanmoins, dans le monde entier, ce sont des cibles de pression pour qu’elles abandonnent leurs terres afin de les libérer pour des projets d’extraction et agricoles [industriels] qui ne se préoccupent nullement de la dégradation de la nature et de la culture » (146).

En soutien à l’encyclique et à l’approche de la COP21 à Paris, les différentes conférences des Evêques du monde entier on signé le 22 octobre un appel insistant pour que la COP21 assure « l’accès des populations à l’eau et à la terre pour avoir des systèmes alimentaires résilients et durables, qui donnent la priorité aux solutions trouvées par les personnes plutôt qu’au profit ».

Cette conférence a pour objectif de développer des stratégies pour soutenir et renforcer les communautés locales dans leur lutte pour stopper cette menace et pour construire de la résilience.

landgrab Envoyer par Flávio Schmidt (participant LMC Mozambique)

Reflexion sur la nouvelle lettre encyclique du pape: « Laudato si ».

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Apres Avoir médité sur l’importance de la  Doctrine Sociale de l’Eglise à notre dernière rencontre, nous avons jugé bien de réaliser les suggestions du Scholastique Pierre Ngayo. Une de ses propositions pour nous était de nous familiariser avec l’Enseignement Social de l’Eglise. C’est pour cela que, ce 8 août, nous l’avons invité encore pour partager avec nous la préoccupation  de l’Eglise sur le  soin à Notre Maison Commune que le Souverain Pontife a montrée dans son Encyclique “Laudato si”. Le Scholastique  présenta le thème en trois volets.

  1. Vue d’ensemble sur le problème de l’environnement.

Le Pape appelle la terre notre maison commune, notre mère (du Cantique  de St François d’Assise) a commencé le scholastique. Cette appellation doit susciter une relation d’amour envers elle. Plutôt, notre mère la terre pleure. Nous détruisons la terre, surexploitons les ressources. Tout le monde accepte que la terre fait face à une dégradation sans précédente. Cette souffrance de la terre est associée à la souffrance des pauvres.

  1. La relation entre la dégradation environnementale et la pauvreté

La situation actuelle de la terre est comparée à l’état pauvre des vulnérables. Nous ne tenons pas compte des pauvres comme nous ne tenons pas compte de la terre. Et puis, la dégradation de la terre est aussi la dégradation des vulnérables. Ils sont les premiers à subir les méfaits de la surexploitation des ressources. Le développement, dit le Pape, doit tenir compte de ses effets sur la terre. Il doit surgir d’une nouvelle spiritualité écologique.

  1. L’implication morale de l’exploitation des ressources

Le Pape affirme que la dégradation de la terre n’est pas un hasard. Les Humains ont un rôle à jouer pour la  préservation de la terre. Une nouvelle spiritualité écologique est nécessaire. Les créatures sont un don de Dieu et pour  cela, ont une raison d’être. Elles parlent de l’amour de Dieu et nous ne devrons pas les en empêcher. “Pour les humains, …détruire la diversité biologique de la création de Dieu, …pour les humains contaminer les eaux de la terre, ses terrains, son air, et sa vie- ce sont des péchés.”(L.S. 8) Le pape nous interpelle à penser aux futures générations : “Le monde que nous avons reçu appartient aussi à ceux qui nous suivrons…Quel genre de monde voulons nous laisser à ceux qui viendront après nous, aux enfants qui grandissent maintenant? Laisser une planète inhabitable pour la génération à venir nous regarde en premier et de façon très importante. Laisser de débris, désolation et saleté ?… “

Le scholastique nous laissa encore trois questions pour notre  méditation.

  1. Comment le problème de la dégradation environnementale te touche toi et ta famille ?
  2. Comment perçois-tu la relation entre la dégradation environnementale et le problème de pauvreté ?
  3. Comment peux-tu contribuer, comme chrétien, à la préservation de l’environnement où tu habites?

Apres ce bref aperçu sur l’Encyclique, il nous présenta sur Power Point un exemple concret sur les méfaits des matières en plastique (sachet, bouteilles…) sur notre santé, les terrains cultivables, le danger de ses matières sur la vie aquatique et la menace sur les animaux (spécialement les oiseaux).

 

Après cet aspect théorique, nous décidâmes de:

  1. Former des groupes locaux: A cause de la distance spatiale entre les membres, nous avons vu l’avantage d’avoir des groupes locaux. Les membres de ces groups locaux auront des temps de prière communautaire et ils s’impliqueront dans la vie de la Communauté Chrétienne proche d’eux.
  2. La Commission JPIC: Au niveau local encore, les membres devront collaborer avec la Commission Justice et Paix si elle existe. Si elle n’existe pas, les membres devront la créer. Sur certaines des paroisses, il apparait comme si l’activité première de la Commission est de résoudre les conflits. Nous, aspirants LMC, voulons susciter la préoccupation pour le Soin à notre Maison Commune et faire savoir aux gens la Doctrine Sociale de l’Eglise.
  3. Animation Missionnaire: Nous avons décidé de nous engager dans la ventilation du magazine New People pour promouvoir la conscience missionnaire.
  4. Nous avons planifié certaines choses pour le mois d’octobre que nous en parlerons prochainement.
  5. Nous avons formé un Comité de six membres (6) pour réfléchir sur la création d’une Ecole Professionnelle Supérieure  à Abor (IMFH).
  6. Tous les membres devront faire un compte rendu de leur effort sur la réalisation de toutes les décisions susmentionnées à la prochaine réunion.

Après tout, nous acceptâmes nous rencontrer le 12 septembre à Abor. Nous eûmes la prière finale suivie de la bénédiction par le P. Rabbiosi. Avant que nous ne quittions les lieux, nous avons partagé le repas communautaire.

Justin Nougnui, coordinateur.

L’importance de la doctrine sociale de l’eglise pour notre societe

Ghana MeetingCe 11 juillet, nous avons tenu notre rencontre formative à Abor. Un scholastique, Pierre Ngayo, faisant un service pastoral à IMFH, partagea avec nous sur le charisme combonien et la Doctrine Sociale de l’Eglise.

Au début, le Rév. P. Joseph Rabbiosi souhaita la bienvenue à tous en souhaitant au groupe de se développer et de s’engager.

Le scholastique a commencé par évoquer la crédibilité de la Doc. Soc. de l’Eglise qui est en premier théologal, répondre à l’appel de Jésus en Mat 25, 31-46 sur le jugement dernier. Le second social est la proximité de l’Eglise au vécu quotidien de la société. Il continua plus tard par aborder le sujet du jour en trois points.

Le premier point est la relation entre la Doc. Soc. de l’Eglise et la Parole de Dieu. En Lc 4, 16-21 et Es 61, 1-2, les Ecritures parlent d’ annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres, panser ceux qui ont le cœur brisé, proclamer aux captifs l’évasion, proclamer l’année de la faveur du Seigneur…La Doc. Soc. trouve ici sa fondation biblique.

Le second point est l’Importance de la Doc. Soc. de l’Eglise pour l’Eglise en Afrique. Quel est le rôle des Chrétiens dans la société ? Les affaires de corruption, le respect des Droits de l’Homme, la pauvreté, les migrations urbaines et rurales, la dignité de l’Homme sont rencontrées sur tout notre continent. Comment se fait-il qu’un pays à majorité chrétienne puisse avoir un taux très élevé de corruption ? Deux synodes se sont penchés sur les défis que l’Eglise a à relever en Afrique. Le premier fut tenu en 1994, durant la grande instabilité socio-politique en Afrique. La conclusion fut publiée dans l’Exhortation Post-Synodale Ecclesia in Africa. Le second synode se tint en 2009 avec les recommandations dans Africae munus. L’espérance de l’Eglise est que nous Chrétiens, surtout les fidèles laïcs rendent la vie agréable dans la société: ”Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde.”

Le troisième aspect est la JPIC avec le charisme combonien. Comboni vint en Afrique quand se déroulait l’esclavage, une réalité qui l’a rendu très sensible et proche des Africains. Les aspects donc de la justice et de la dignité humaine étaient vraiment nécessaires et Comboni s’y est totalement engagé.

Le scholastique suggéra que l’aspect de JPIC pourrait être bien développé par nous LMC. Il ajouta certaines guides pour nous qui sont en premier une profonde connaissance de la Doc. Soc. de l’Eglise par la lecture du Magistère, spécialement les Encycliques et Exhortations Apostoliques qui traitent du sujet: e.g. Populorum progressio, Rerum novarum, …Africae munus,… Le second point est de prendre un peu plus de temps dans la méditation de la parole de Dieu. Le troisième point est la sensibilité face aux nécessiteux et aux vulnérables et le quatrième est de créer des activités génératrices de revenue. Dans la conclusion, il nous laissa trois questions pour notre réflexion:

  1. Comment notre rencontre avec la Parole de Dieu peut-elle nous aider à transformer notre société ?
  2. Pourquoi pensons-nous que la Doctrine Sociale de l’Eglise est importante pour notre situation en tant que Chrétiens Africains ?
  3. Quelle est notre expérience dans le domaine de JPIC et quels sont les défis pour développer le domaine?

Après cette présentation, nous étions clarifiés sur le type de service que nous pouvons rendre à IMFH par l’Administrateur de l’Organisation (IMFH). Nous résolûmes de nous rencontrer le 8 août à Abor et procédâmes avec la prière finale suivie du repas communautaire.

Justin Nougnui, coordinateur.