Laïcs Missionnaries Comboniens

Première assemblée provinciale des Laïcs Missionnaires Comboniens de la province du Togo-Ghana-Benin

LMC TGB

Du 9 au 11 octobre 2026, les Laïcs Missionnaires Comboniens (LMC) de la Province Togo-Ghana-Bénin se sont réunis au Centre de Spiritualité Léon XIII des Sœurs Canossiennes à Lomé pour leur première Assemblée provinciale.

Cette rencontre a réuni des LMC du Togo, du Ghana et du Bénin autour de la prière, de la fraternité, de la formation, du discernement et de la mission. Elle a permis de faire le point sur la vie des groupes nationaux et de définir des orientations communes pour l’avenir.

Un temps fort de l’Assemblée a été l’enseignement de Sr Elizabeth Corte Imperial (SMC) sur « Les laïcs dans le Plan de Comboni ». À partir du Plan pour la régénération de l’Afrique de Saint Daniel Comboni, elle a rappelé que les Africains sont appelés à être les protagonistes de leur propre histoire, de leur évangélisation et de leur libération. L’Assemblée a ainsi invité les LMC à approfondir la question : « Quel est notre rôle aujourd’hui dans le Plan de Saint Daniel Comboni ? » Le célèbre appel de Comboni, « Sauver l’Afrique par l’Afrique », demeure une source d’inspiration pour la mission aujourd’hui.

L’un des moments les plus marquants a été la célébration de l’engagement définitif de cinq nouveaux LMC : Lucien Aboe du Bénin, ainsi que Ernest Botri, Jean Akitibi, Benjamin Adjogble et Jean Baptiste Gbêssi Gnimassoun du Togo au cours d’une messe commémorant la Solennité de Saint Daniel Comboni le 10 octobre 2026. Par leur engagement, ils ont choisi de vivre le charisme combonien et de se mettre au service des plus pauvres et des plus abandonnés, partout où la mission les appellera.

Les participants ont également réfléchi au processus de formation des LMC, à l’expérience pastorale, à la mission ad gentes, à l’apprentissage des langues, ainsi qu’à l’administration, la gestion de projets et la recherche de financement. Ces échanges ont souligné la nécessité de préparer des LMC capables de répondre avec compétence, foi et disponibilité aux défis missionnaires contemporains.

L’Assemblée a procédé à la mise en place d’une nouvelle Coordination Provinciale :

  • Coordinateur : Justin Nougnui (Ghana)
  • Secrétaire : Ernest Segno Botri (Togo)
  • Trésorier : Lucien Aboe (Bénin)
  • Conseiller : Christian Wotormenyo (Ghana)

Les coordinations nationales du Togo, du Ghana et du Bénin ont également été mises à jour.

L’Assemblée a décidé que la prochaine Assemblée provinciale se tiendra en 2028 au Bénin. Elle a également retenu la nécessité de renforcer l’autonomie financière des groupes, de faciliter l’interprétation français-anglais lors des rencontres et de préparer la participation de la Province à la 5e Assemblée Africaine en 2027 au Kenya.

La rencontre s’est achevée le 11 octobre par la messe dominicale à la paroisse Marie Mère du Rédempteur d’Adidogomé, suivie d’un repas fraternel.

Cette première Assemblée Provinciale a été un temps fort de communion, de discernement, de renouvellement et d’engagement.

Ernest Segno Botri

LMC-Togo

Nous célébrons la fête de saint Daniel Comboni

Oración Comboni

Le 10 octobre prochain, nous célébrerons la fête de saint Daniel Comboni.

C’est une occasion particulière de revenir aux racines de notre vocation missionnaire, de renouveler notre engagement et de continuer à concrétiser le rêve de Comboni.

En tant que Laïcs Missionnaires Comboniens, nous souhaitons nous associer à cette célébration en invitant nos groupes, nos communautés et toutes les personnes qui partagent l’esprit missionnaire à consacrer un moment à la prière.

C’est pourquoi nous avons préparé une brève prière à réciter au sein de nos groupes missionnaires, une prière simple et conçue pour nous aider à nous retrouver, à rendre grâce pour le chemin parcouru et à nous laisser à nouveau interpeller par le rêve missionnaire de Comboni.

Nous vous invitons à le célébrer ensemble, là où chacun se trouve, en nous sentant membres d’une même famille et d’une même mission.

Que saint Daniel Comboni nous aide à garder le cœur ouvert et le regard tourné vers la mission.

Joyeuse fête de saint Daniel Comboni !

Saint Daniel Comboni, prie pour nous et accompagne-nous dans notre mission.

(Prière préparée par les LMC d’Espagne pour la journée de Comboni)

Nous poursuivons notre mission

Mozambique

Bonjour à vous tous, amis, famille et bienfaiteurs,

Nous sommes de retour depuis près de deux mois, après une très brève escale en Italie, et la mission nous a submergées par ses activités habituelles, mais aussi par un événement extraordinaire : la célébration des 80 ans de présence des Missionnaires Comboniens ici au Mozambique. Nous avons consacré beaucoup d’énergie à l’organisation de cette journée afin de pouvoir la partager avec de nombreuses personnes.

Nous continuons, dans les différents domaines pastoraux et sociaux, à apporter notre contribution et à transmettre votre sollicitude, en cherchant toujours à capter les inspirations de l’Esprit pour cheminer au milieu du peuple Macua avec sens et amour.

En attendant, nous vous envoyons une étreinte et, dès que nous le pourrons, nous vous enverrons des informations plus détaillées. Bon début du mois missionnaire et merci de continuer à penser à nous dans vos prières. Avec estime et reconnaissance, une immense étreinte

Ilaria et Federica depuis le Mozambique

Évêques comboniens : « C’est du cœur que naît la mission »

Seize des 23 évêques comboniens au service des Églises locales en Afrique et en Amérique latine se sont réunis à Rome, du 16 au 21 septembre, pour une rencontre de formation et de partage, laissant également un message à la Famille combonienne en ce temps de reconfiguration.

MESSAGE DES ÉVÊQUES COMBONIENS À LA FAMILLE COMBONIENNE

« Voyant les foules, il fut saisi de compassion pour elles » Mt 9,36

Très chers frères et sœurs,

nous, les évêques comboniens, nous sommes réunis à la Maison Générale des Missionnaires Comboniens du Cœur de Jésus pour un moment de formation permanente et de partage. Par cette lettre, nous souhaitons avant tout exprimer notre profonde gratitude pour cette occasion de rencontre et pour l’accueil reçu à la Maison Générale. Être ici, dans la maison qui garde la mémoire et le cheminement de l’Institut, nous permet de partager non seulement un moment institutionnel, mais surtout une fraternité combonienne qui naît du même appel missionnaire.

Nous voulons rendre grâce pour le don de la vocation missionnaire dans nos Instituts, pour le service que tant de frères et sœurs offrent à l’Église sur les différents continents et surtout pour le témoignage de tant de missionnaires qui, souvent dans le silence et dans des situations difficiles, continuent à vivre fidèlement le charisme de Comboni, participant à la mission du Christ là où l’Église est appelée à se faire présence, écoute, réconciliation et espérance.

Nous voudrions partager avec vous un mot qui nous semble particulièrement important pour ce moment de nos Instituts et de la mission : le cœur. Le pape François, dans Dilexit nos, nous a invités à revenir au cœur. Non pas comme un refuge intimiste, mais comme le lieu où la personne retrouve son unité, reconnaît ce qui compte vraiment et s’ouvre à la rencontre avec Dieu et avec les autres. Le pape Léon, avec Dilexi te, a approfondi ce thème en parlant de la nécessité de l’amour envers les pauvres. Le monde a besoin, aujourd’hui comme toujours, d’une Église qui ne mette pas de limites à l’amour, qui ne connaisse pas d’ennemis à combattre, mais seulement des hommes et des femmes à aimer (DT 120). L’amour des pauvres est une garantie évangélique d’une Église fidèle au cœur de Dieu (DT 103).

C’est du cœur que naît la mission. Et c’est peut-être précisément là que se trouve l’un des défis les plus profonds auxquels nous sommes aujourd’hui confrontés : renouveler la mission signifie avant tout nous laisser renouveler dans notre cœur. En un temps de changements d’époque, nos Instituts traversent eux aussi de profondes transformations et ressentent le besoin de repenser leurs structures et leurs modes d’action. La mission nous demande des choix courageux. Mais toute réorganisation prend son véritable sens lorsqu’elle naît de l’écoute de l’appel de Dieu et demeure orientée vers le bien de la mission, sans jamais perdre de vue le bien de chaque personne.

C’est pourquoi nous ne devons pas simplement nous demander : comment pouvons-nous continuer à faire ce que nous avons toujours fait avec moins de personnes et moins de ressources ? La question plus profonde est : que demande aujourd’hui l’Esprit Saint au charisme combonien ? Quelle nouvelle forme de mission ? Quelle compréhension renouvelée de notre manière d’être Église ? Quelles structures sont réellement au service de l’Évangile et lesquelles, au contraire, risquent de devenir des fins en elles-mêmes ? La réorganisation de nos Instituts est donc un chemin nécessaire à affronter sans peur et qui peut aussi devenir une grâce : l’occasion de revenir à l’essentiel et de permettre au charisme reçu de Comboni de trouver de nouvelles formes, adaptées aux réalités dans lesquelles nous sommes appelés à vivre aujourd’hui. Nous souhaitons que ce chemin se réalise dans un esprit de synodalité, à travers une relation renouvelée entre les Églises locales et les Instituts de vie consacrée, entre prêtres et laïcs, femmes et hommes, aînés et jeunes.

La mission est une participation à la mission du Christ. Et une Église missionnaire est une Église qui ne vit pas pour elle-même, mais pour les autres. C’est pourquoi nous avons besoin d’une compréhension renouvelée de notre manière d’être Église. Nous ne pouvons pas annoncer la réconciliation si nos communautés ne deviennent pas des lieux de réconciliation. Nous ne pouvons pas parler de paix si nous n’apprenons pas à préserver la paix dans nos relations. Nous ne pouvons pas annoncer la fraternité à un monde divisé si nous-mêmes ne devenons pas des frères capables de nous écouter, de nous pardonner et de nous soutenir.

C’est pourquoi nous voudrions également renouveler ensemble un appel à la paix, au désarmement et à la réconciliation. Nous vivons dans un monde marqué par les guerres, la violence, le réarmement, les polarisations et la peur. Dans de nombreux lieux où les missionnaires sont présents, les populations portent dans leur corps et dans leur mémoire les blessures des conflits. Comme Église, nous ne pouvons pas nous résigner à la logique de la violence. Et nous, missionnaires, sommes appelés à être des artisans de paix. Le désarmement ne concerne pas seulement les choix politiques et internationaux : il interpelle également la conversion du cœur et favorise une disposition non violente et pacifique dans les relations. Il signifie désarmer les mains, mais aussi les paroles, les jugements, les peurs et les méfiances. Une mission réconciliée peut devenir une semence de réconciliation.

Au cours de notre rencontre, nous avons rencontré un autre mot qui nous semble décisif : le soin. Le soin de nous-mêmes, du frère, des communautés ecclésiales auxquelles nous sommes envoyés, ainsi que le soin de notre maison commune. Le soin n’est ni faiblesse ni repli sur soi, mais une attention aimante à la vie. Nous sommes conscients que le soin fait partie intégrante du ministère de l’évêque ; c’est pourquoi nous demandons au Seigneur la sagesse et la délicatesse nécessaires pour être des pères accueillants et des compagnons de route de nos communautés. L’Église a également besoin de missionnaires qui sachent prendre soin de leur vie spirituelle, de leur humanité, de leur formation, de l’approfondissement de la spiritualité combonienne, de leur santé, de leurs relations et de leur vocation. Un missionnaire qui ne prend pas soin de lui-même risque, avec le temps, de perdre la capacité de prendre soin des autres. Nous avons besoin de construire des communautés dans lesquelles chacun puisse se sentir accueilli, écouté et accompagné. Nous devons apprendre à nouveau que le frère n’est pas un obstacle à la mission : il fait partie de la mission elle-même. Et nous avons besoin de prendre soin de la création, car dans la beauté de la terre nous pouvons encore reconnaître quelque chose de la beauté de l’amour de Dieu.

Chers frères et sœurs, en regardant le monde avec le cœur du Christ, nous ne voyons plus seulement des problèmes à résoudre, mais des personnes à aimer, des communautés à accompagner dans la foi, des blessures à panser, une beauté à préserver. Les temps que nous vivons ne sont pas simples, mais si notre cœur demeure enflammé par l’amour du Christ, alors, même dans notre pauvreté, nous serons une espérance pour le monde. Demandons donc au Seigneur de renouveler en nous le cœur missionnaire de Comboni. Un cœur capable de voir, d’écouter, de faire cause commune avec ceux qui souffrent et avec ceux qui se réjouissent, en partageant leurs blessures et leurs espérances.

Nous vous assurons de notre prière et nous vous demandons de prier également pour nous, afin que nous puissions ensemble servir le peuple de Dieu avec humilité et courage.

Les évêques comboniens