Amérique
Prière de la Famille Combonienne Octobre 2023

Pour que le parcours synodal de communion, de participation et de mission que nous sommes en train de célébrer nous implique en tant qu’Église, afin qu’elle soit vraiment la maison de tous. Que le souffle de l’Esprit garde les communautés vivantes dans leur parcours pastoral et missionnaire. Prions.
Entrepreneuriat : Objectif + Personnes
Bonjour à tous.
Samedi dernier, nous avons organisé une nouvelle formation au niveau du LMC. Dans ce cas, le sujet était l’esprit d’entreprise.
Il s’agit d’une présentation que nous avons déjà faite en espagnol et que nous avons répétée pour les anglophones.
Comprendre et communiquer le “pourquoi” de notre mission, partager le “comment” nous voulons la rendre possible et expliquer le “quoi” nous faisons pour la rendre possible, étaient les trois clés fondamentales de cette présentation. Nous vous encourageons à l’écouter attentivement.
Elle nous aidera sans doute à cibler notre action missionnaire et nous donnera des pistes pour étendre un réseau de partenaires qui rejoindront et soutiendront la mission.
Cordialement,
Alberto de la Portilla. Coordinateur du Comité central du LMC.
Vous pouvez voir la présentation en espagnol: https://lmcomboni.org/blog/fr/entreprendre-et-partager-des-projets-lmc/
GEC EN ACTION : “cœurs brûlants, pieds sur le chemin”.

Balsas, dans le Maranhão, a accueilli la deuxième rencontre régionale des Groupes de Spiritualité Comboniens (GEC). Y ont participé les représentants des GEC de Piquiá, Timon, São Luís et Balsas. Le père Raimundo Rocha, provincial des Missionnaires Comboniens du Brésil, était également présent. La rencontre s’est déroulée au Centre de Formation Notre-Dame de Guadalupe les 16 et 17 septembre.
Les Groupes de Spiritualité Combonienne, ou GEC, sont des groupes de laïcs, hommes et femmes, qui s’identifient avec le charisme et la spiritualité de Saint Daniel Comboni et qui, inspirés par ce même charisme, cherchent à réaliser des activités pastorales, sociales, d’animation missionnaire et de soutien à la mission combonienne.
La rencontre de deux jours à Balsas a offert aux GEC des moments de spiritualité et de formation missionnaire, de socialisation et de renouvellement de l’engagement missionnaire. Les participants se sont également joints aux paroisses de Balsas pour célébrer le triduum en mémoire de Mgr Franco Masserdotti, décédé il y a 17 ans.
Il y a actuellement 14 groupes de spiritualité combonienne au Brésil. Dans le Maranhão, les GEC sont présents à Balsas, Pastos Bons, Timon, São Luís et Piquiá. Chaque groupe se réunit régulièrement sur son territoire et organise une rencontre régionale tous les deux ans. Cette fois-ci, ils se sont réunis à Balsas. La prochaine réunion aura lieu en juillet 2025, à Piquiá, dans la municipalité d’Açailândia.
Nous comptons sur la prière de vous tous, par l’intercession de Saint Daniel Comboni.
Le P. Raimundo Rocha, provincial du mccj Brésil et l’équipe de la rencontre régionale
Le Pape François à l’audience générale d’aujourd’hui : “Nous nous arrêtons aujourd’hui sur le témoignage de Saint Daniel Comboni”.
Voici la traduction du discours du Pape François aujourd’hui, avec la vidéo en italien.

Chers frères et sœurs, bonjour ! Sur le chemin de la catéchèse sur la passion évangélisatrice, nous nous arrêtons aujourd’hui sur le témoignage de saint Daniel Comboni. Il fut un apôtre plein de zèle pour l’Afrique. De ces peuples, il écrivait : “ils ont pris possession de mon cœur qui ne vit que pour eux” (Ecrits, 941), “je mourrai avec l’Afrique sur les lèvres” (Ecrits, 1441).
Et c’est à eux qu’il s’adresse en ces termes : “le plus heureux de mes jours sera celui où je pourrai donner ma vie pour vous” (Ecrits, 3159). C’est l’expression d’un homme amoureux de Dieu et des frères et sœurs qu’il servait dans la mission et au sujet desquels il ne se lassait pas de rappeler que “Jésus-Christ a souffert et est mort pour eux aussi” (Ecrits, 2499 ; 4801).
Il l’affirme dans un contexte marqué par l’horreur de l’esclavage dont il a été témoin. L’esclavage “cosignifie” l’homme, dont la valeur se réduit à être utile à quelqu’un ou à quelque chose. Mais Jésus, Dieu fait homme, a élevé la dignité de chaque être humain et a mis en évidence la fausseté de l’esclavage. Comboni, à la lumière du Christ, a pris conscience du mal de l’esclavage ; il a aussi compris que l’esclavage social s’enracine dans un esclavage plus profond, celui du cœur, celui du péché, dont le Seigneur nous libère. En tant que chrétiens, nous sommes donc appelés à lutter contre toutes les formes d’esclavage. Malheureusement, l’esclavage, comme le colonialisme, n’appartient pas au passé. Dans l’Afrique tant aimée par Comboni, aujourd’hui déchirée par de nombreux conflits, “après le colonialisme politique, un “colonialisme économique” tout aussi asservissant a été déclenché (…). C’est un drame devant lequel le monde économiquement plus avancé ferme souvent les yeux, les oreilles et la bouche”. Je renouvelle donc mon appel : “Arrêtez d’étouffer l’Afrique : elle n’est pas une mine à exploiter ni une terre à piller” (Rencontre avec les Autorités, Kinshasa, 31 janvier 2023).
Revenons à l’histoire de San Daniele. Après une première période en Afrique, il doit quitter la mission pour des raisons de santé. Trop de missionnaires sont morts après avoir contracté des maladies, par manque de connaissance de la réalité locale. Mais si d’autres quittaient l’Afrique, ce n’était pas le cas de Comboni. Après un temps de discernement, il sentit que le Seigneur lui inspirait une nouvelle manière d’évangéliser, qu’il résuma en ces mots : “Sauver l’Afrique avec l’Afrique” (Ecrits, 2741s). Il s’agit d’une intuition forte qui a contribué à renouveler l’engagement missionnaire : les personnes évangélisées ne sont pas seulement des “objets”, mais des “sujets” de la mission. Saint Daniel voulait faire de tous les chrétiens les protagonistes de l’action évangélisatrice. Dans cet esprit, il pensait et agissait de manière intégrale, en impliquant le clergé local et en promouvant le service laïc des catéchistes. C’est ainsi qu’il conçut également le développement humain, en s’occupant des arts et des professions, et en encourageant le rôle de la famille et de la femme dans la transformation de la culture et de la société. Combien il est important, même aujourd’hui, de faire progresser la foi et le développement humain à partir des contextes missionnaires, au lieu de transplanter des modèles externes ou de se limiter à un welfarisme stérile !
La grande passion missionnaire de Comboni, cependant, n’était pas d’abord le résultat d’un effort humain : il n’était pas poussé par son courage ou motivé seulement par des valeurs importantes, comme la liberté, la justice et la paix ; son zèle naissait de la joie de l’Evangile, il se nourrissait de l’amour du Christ et conduisait à l’amour pour le Christ ! Saint Daniel écrivait : “Une mission aussi ardue et laborieuse que la nôtre ne peut vivre de patine, de sujets au cou crochu, pleins d’égoïsme et d’égocentrisme, qui ne se soucient pas comme ils le devraient de la santé et de la conversion des âmes”. Et il ajoutait : “Nous devons les enflammer de charité, qui a sa source en Dieu et dans l’amour du Christ ; et quand on aime vraiment le Christ, alors les privations, les souffrances et le martyre sont des douceurs” (Ecrits, 6656). Son désir était de voir des missionnaires ardents, joyeux, engagés : des missionnaires – écrivait-il – “saints et capables”. […] D’abord saints, c’est-à-dire exempts de péché et humbles. Mais cela ne suffit pas : il faut la charité qui rend les sujets capables” (Ecrits, 6655). La source de la capacité missionnaire, pour Comboni, est donc la charité, en particulier le zèle pour s’approprier les souffrances des autres, pour les sentir sur sa propre peau et savoir les soulager, en bon auxiliaire de l’humanité.
Sa passion évangélisatrice ne l’a d’ailleurs jamais conduit à agir en solitaire, mais toujours en communion, dans l’Église. “Je n’ai qu’une vie à consacrer à la santé de ces âmes”, écrit-il, “je voudrais en avoir mille à consacrer à cette fin” (Ecrits, 2271). Une vie ou mille vies : qui sommes-nous seuls avec notre courte vie, si ce n’est l’Église entière en mission ? Quel est le zèle de notre travail – semble nous demander Comboni – s’il n’est pas ecclésial ?
Frères et sœurs, saint Daniel témoigne de l’amour du Bon Pasteur, qui va à la recherche des perdus et donne sa vie pour le troupeau. Son zèle était énergique et prophétique pour s’opposer à l’indifférence et à l’exclusion. Dans ses lettres, il se souvenait avec émotion de son Eglise bien-aimée, qui avait oublié l’Afrique pendant trop longtemps. Le rêve de Comboni est une Eglise qui fait cause commune avec les crucifiés de l’histoire, pour vivre avec eux la résurrection. Son témoignage semble se répéter à nous tous, hommes et femmes d’Eglise : “N’oubliez pas les pauvres, aimez-les, parce qu’en eux se trouve Jésus crucifié qui attend de ressusciter”.


